Tazama RDC

Bas-Uélé: Deux mineurs échappent à la LRA après un mois de captivité

Bas-Uélé: Deux mineurs échappent à la LRA après un mois de captivité

Après un mois de captivité aux mains de la Lord’s Resistance Army (LRA), deux enfants congolais, ont réussi à s’échapper des mains de ces rebelles samedi 2 mai, au terme d’une traque épuisante à travers la savane.

L’histoire commence le 4 avril dernier. Dans les localités d’Ebale et Kpokpo, territoire d’Ango, le quotidien bascule lorsque des rebelles ougandais surgissent. Les deux mineurs sont arrachés à leurs familles par un groupe de dix assaillants. Selon leurs témoignages recueillis après leur fuite, ce commando était dirigé par un homme nommé « Yaya », identifié comme l’un des fils du chef rebelle Joseph Kony.

Pendant quatre semaines, les deux adolescents subissent les rigueurs de la vie de brousse sous la menace permanente des armes. Mais le courage n’a pas d’âge. Profitant d’un moment de relâchement de la part de leurs ravisseurs, ils s’enfoncent dans l’épaisse savane environnante.

S’ensuit alors une marche de survie d’une semaine. Sans boussole ni provisions, guidés par le seul instinct de liberté, ils parcourent des dizaines de kilomètres en pleine brousse. Ce n’est que samedi 2 mai qu’ils atteignent enfin le village de Djema, situé en République Centrafricaine, à moins de 50 km de la frontière congolaise.

Si leur retour est un soulagement, leurs récits jettent une lumière crue sur le drame qui se joue encore dans les profondeurs de la forêt. Les rescapés affirment avoir laissé derrière eux 24 autres enfants toujours aux mains de la LRA.

Ce groupe d’otages serait composé de 13 filles et 11 garçons, mêlant de jeunes Congolais et dix mineurs centrafricains.

Un rappel brutal que la rébellion ougandaise, bien qu’affaiblie, continue de semer la terreur par le rapt systématique d’enfants pour en faire des porteurs ou des soldats.

Malgré les rapports détaillés de la société civile locale, l’autorité administrative du territoire d’Ango reste prudente.

L’administrateur a déclaré attendre les rapports officiels de ses services de sécurité avant de confirmer formellement l’identité et le parcours des deux jeunes rescapés.

En attendant, la prise en charge de ces deux adolescents à Djema marque la fin d’un calvaire, mais souligne l’urgence d’une intervention pour la vingtaine d’enfants restés captifs du groupe « Yaya ».

Azarias Mokonzi

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *