Prince Epenge : « Entre cercueils manquants en Ituri et bus de fête à Kinshasa, le régime Tshisekedi a choisi son camp »
Alors que le territoire de Mambasa en Ituri pleure ses morts, massacrés par la barbarie des ADF le 2 avril 2026, l’opposition congolaise, par la voix de Prince Epenge (ADDCONGO / LAMUKA), fustige un « décalage insupportable » entre la détresse des victimes et les festivités officielles organisées pour le retour des Léopards.
Au moins 60 civils congolais ont été lâchement tués, découpés à la machette lors d’une incursion des terroristes ADF sur l’axe Mambasa-Kisangani. Sur le terrain, l’horreur dépasse l’entendement. Des corps jonchent encore le sol, faute de cercueils pour leur offrir une sépulture digne, tandis que les rescapés, traumatisés et abandonnés à leur triste sort, ne bénéficient d’aucune prise en charge humanitaire concrète.
Pour Prince Epenge, porte-parole de LAMUKA, le contraste est saisissant et « insultant pour la nation ». Tandis que les familles de l’Ituri supplient pour une aide d’urgence, le gouvernement de Félix Tshisekedi a mobilisé des moyens financiers et logistiques considérables, incluant des bus et une organisation millimétrée à l’aéroport de Ndjili pour accueillir les Léopards après leur qualification au Mondial 2026.
« On se moque du Peuple parce qu’il est ignorant de ses droits. C’est l’émotion qui dirige le Congo », dénonce le leader de l’ADDCONGO.
L’indignation de l’opposition se cristallise également sur le silence symbolique du sommet de l’État. Aucun deuil national n’a été décrété pour honorer la mémoire des victimes de Mambasa. À l’inverse, le mercredi 1er avril a été déclaré journée chômée et payée pour célébrer l’exploit sportif.
Pour les cadres de LAMUKA, cette gestion prouve que la vie humaine dans l’Est de la République semble reléguée au second plan derrière la « ferveur patriotique » médiatisée. Prince Epenge appelle à un réveil de la conscience populaire. « Le peuple ne doit plus laisser l’émotion sportive masquer les failles sécuritaires et l’abandon humanitaire dont sont victimes ses propres frères», lance cet opposant congolais.
La rédaction