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Ituri : Le Conseil provincial de la jeunesse exige que les ADF soient traités comme une « urgence nationale »

Ituri : Le Conseil provincial de la jeunesse exige que les ADF soient traités comme une « urgence nationale »

Alors que les attaques sanglantes se multiplient dans les territoires de Djugu et Mambasa, le Conseil provincial de la jeunesse de l’Ituri monte au créneau. L’organisation exige que la menace des rebelles ADF soit désormais traitée comme une « urgence nationale », au même titre que la crise du M23.

Le lundi 30 mars, les rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) ont lancé une incursion meurtrière dans les localités de Makoko, Muchanga et leurs environs, au cœur du territoire de Mambasa.

Au moins deux personnes ont été tuées, de nombreux civils enlevés et des biens pillés, au cours de cette attaque. Selon des sources locales, les assaillants ont ouvert le feu sur des habitations, surprenant les habitants en plein sommeil. Cette attaque fait suite à une précédente incursion menée la veille à Khartoum et Muchanga, confirmant une recrudescence de la violence dans la zone.

La terreur a poussé des milliers de citoyens à l’errance. Fuyant les détonations, les habitants des villages situés le long de la route nationale numéro 4 (RN4) ont abandonné leurs foyers pour chercher refuge vers Mambasa-centre et Bahaha. Cet exode aggrave une situation humanitaire déjà précaire dans la région, malgré les opérations militaires menées par les FARDC.

Face à ce tableau sombre, le Conseil provincial de la jeunesse de l’Ituri interpelle directement les autorités de Kinshasa. Pour cette structure citoyenne, il est inacceptable que le phénomène ADF soit relégué au second plan de l’agenda sécuritaire.

« Depuis trop longtemps, la population meurt. Nous interpellons directement le gouvernement central. La menace des ADF ne peut être reléguée au second plan. Ce phénomène doit être traité comme une urgence nationale et inscrit clairement parmi les priorités internationales », a déclaré un membre de l’organisation.

Le Conseil de la jeunesse va plus loin en demandant une implication accrue de la communauté internationale. Il estime que les massacres perpétrés par les ADF en Ituri et au Nord-Kivu méritent une attention et une mobilisation diplomatique et militaire équivalentes à celles accordées à la rébellion du M23 dans le Petit Nord.

Pour les leaders de la jeunesse iturienne, seule une pression internationale accrue et une montée en puissance des opérations de terrain permettront de stopper l’hémorragie dans les territoires de Djugu et Mambasa.

Azarias Mokonzi

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