RDC : Le deuxième vice-président du Sénat ciblé par une motion de défiance
Quelques jours seulement après sa sortie médiatique pour s’opposer à la révision constitutionnelle, le deuxième vice-président du Sénat congolais, Bahati Lukwebo, membre de la majorité présidentielle, est actuellement visé par une motion de défiance initiée par l’un des membres de l’Union sacrée pour la nation, à neuf jours de la rentrée parlementaire.
Pour Denny Kabongo, initiateur de ladite motion, joint par nos confrères d’Actualité.cd, les propos de Bahati Lukwebo constituent un manque de respect envers le président de la République démocratique du Congo, eu égard au poste qu’il occupe au Sénat et au sein de l’Union sacrée.
« Lui, comme l’un des membres du présidium de l’Union sacrée, occupe aussi un poste important au niveau du Sénat, qui est la troisième institution de la République. Nous avons trouvé ses propos pas du tout corrects. C’est un manque de respect envers l’autorité morale, qui est lui-même l’initiateur de l’Union sacrée. Il a fallu qu’il puisse se référer à l’autorité morale, qui est le président de la République, avant de faire cette déclaration », a-t-il expliqué.
Le jeudi 4 mars, lors d’une conférence de presse dans la capitale congolaise, Kinshasa, le deuxième vice-président du Sénat, Bahati Lukwebo, a déclaré que la problématique nationale ne réside pas dans la Constitution congolaise.
« Je pense qu’il ne faut pas être hypocrite quand on aime son pays. Quand on aime son chef, on lui dit la vérité. Le pays n’a pas un problème de textes, le pays a un problème d’hommes », avait expliqué Bahati Lukwebo.
Pour le moment, plusieurs hommes politiques de la majorité présidentielle s’opposent aux propos du sénateur Bahati, certains allant jusqu’à le qualifier de traître, une situation qui embrase le climat politique actuel en République démocratique du Congo.
La rédaction