Nord-Kivu : Adoption d’un plan intégré de lutte contre l’ADF à l’issue du forum provincial de paix
Les participants au forum provincial de paix sur la problématique des ADF, tenu à Beni, chef-lieu provisoire du Nord-Kivu, dans l’Est de la République démocratique du Congo, ont décidé de la mise en place d’une task force de lutte contre ces rebelles, selon le communiqué final des assises.
Parmi les principales résolutions adoptées figure un ensemble de mesures sécuritaires, médiatiques et judiciaires, qui visent à renforcer l’efficacité de la riposte contre les Forces Démocratiques Alliées (ADF).
« La sensibilisation de la population à collaborer avec les FARDC en éviter de s’apprendre à la MONUSCO, l’exigence des sanctions à l’endroit des militaires soupçonnés de collaborer avec l’ennemi, la mise en place d’une task force de lutte contre les ADF, la conception des mécanismes d’alerte précoce, l’obligation aux médias de ne diffuser que les informations fiables et vérifiées, l’appel à l’armée de communiquer le plus vite possible pour ne pas laisser place aux rumeurs, l’exploitation utile des dénonciations et la poursuite de la traque sans relâche des ADF par l’armée de la RDC, avec l’appui de l’Ugandan People Defense Forces ou les forces de défense du peuple ougandais et la MONUSCO », sont les principales résolutions arrêtées par les différents panels qui ont eu le temps de réfléchir profondément sur le phénomène ADF qui endeuille la région depuis bientôt douze ans.
Pour le gouverneur militaire du Nord-Kivu, le général major Évariste Somo Kakule, ces les travaux de ces assises ont été stasfaisants. Il affirme qu’ils ont permis de consolider une compréhension commune du phénomène ADF-MTM et de susciter un engagement collectif pour leur neutralisation.
« Ensemble et sans nul doute, nous avons été édifiés par des interventions d’éminents experts », a-t-il souligné, avant de se dire convaincu que tout un chacun repart réarmé à tous les niveaux facultaires.
Le bilan des violences attribuées à ce groupe, une des questions qui divisent souvent les autorités et le société civile, a également été passé en revue, tout comme les mécanismes juridiques et judiciaires existants pour y faire face.
Selon les chiffres présentés dans ce forum, depuis octobre 2014 à ce jour, plus de 12.000 civils auraient été tués par ces combattants ayant fait allégeance à l’organisation djihadiste État islamique. Des centaines d’habitations, de véhicules, de motos, d’écoles, de commerces et d’infrastructures sanitaires ont également été incendiés, ce qui plonge durablement la région de Beni et ses environs dans un cycle de violence prolongé.
Franck Kaky