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Crise Humanitaire à Beni : Afflux de déplacés à Butuhe suite aux Atrocités des ADF à Lubero

Crise Humanitaire à Beni : Afflux de déplacés à Butuhe suite aux Atrocités des ADF à Lubero

Le village de Butuhe, chef-lieu du groupement Malio en chefferie des Bashu, dans le territoire de Beni, fait face à une urgence humanitaire sans précédent. Dans cette partie de la province du Nord-Kivu, des centaines de ménages fuyant les massacres dans le territoire voisin de Lubero y ont trouvé refuge, et y vivent dans une précarité extrême.

Le lundi 19 janvier dernier, le village de Mavwe-Mavwe a été la cible d’une attaque barbare. Les assaillants ont incendié de nombreuses habitations et hoté la vie à au moins cinq civils. Cette terreur s’est poursuivie avec une nouvelle incursion signalée dans la nuit du mercredi 21 janvier à Mako, localité située à environ 8 km de Masoya.

Interrogé ce vendredi 23 janvier 2026, Maître Maombi Kahongya, président de la société civile de la chefferie des Bashu, dresse un constat alarmant, selon lequel environ 500 ménages sont actuellement accueillis dans des familles à Butuhe.

« Ces frères et sœurs ont abandonné leurs toits pour se mettre à l’abri des atrocités. Ils vivent difficilement, car beaucoup ont fui sans rien emporter », a-t-il déclaré.

Face à cette crise, le président de la société civile a lancé un triple appel. « À la population locale à faire preuve d’hospitalité tout en restant vigilante.Il est impératif d’enregistrer chaque nouvel arrivant auprès des chefs d’entités pour éviter l’infiltration de l’ennemi.
Aux humanitaires et personnes de bonne volonté, d’apporter une aide d’urgence à ces déplacés qui manquent de tout et au Gouvernement, d’intensifier les opérations militaires pour restaurer la paix et la sécurité dans les groupements menacés, afin de permettre le retour de ces familles dans leurs foyers», dit-il.

L’insécurité persistante dans les zones frontalières entre Lubero et Beni continue de fragiliser le tissu social, laissant des milliers de citoyens dans l’incertitude la plus totale face à la menace des ADF.

Azarias Mokonzi

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