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RDC : Après le retrait de l’AFC-M23 d’Uvira, la communauté Banyamulenge appelle au dialogue intercommunautaire

RDC : Après le retrait de l’AFC-M23 d’Uvira, la communauté Banyamulenge appelle au dialogue intercommunautaire

Un jour seulement après le retrait des rebelles de l’AFC-M23 de la ville d’Uvira, dans la province du Sud-Kivu, la communauté Banyamulenge vivant à Kinshasa appelle les populations locales de cette ville à reprendre rapidement le dialogue. L’objectif est de résister aux divisions ethniques et de rejeter les discours d’incitation à la haine.

Cet appel, contenu dans un communiqué officiel, intervient après que les rebelles de l’AFC-M23 ont ordonné aux membres de ladite communauté de quitter, à leur tour, la ville d’Uvira.
« Nous avons été informés d’un ordre donné à la communauté Banyamulenge de quitter la ville d’Uvira par les agents de l’occupant qu’est le M23. Cet ordre a d’ailleurs été rejeté avec témérité, comme par le passé. Nous craignons que, malgré leur détermination à ne pas abandonner leurs foyers, les ennemis ne les y contraignent. Leur objectif, depuis 30 ans déjà, est de participer au déracinement des Banyamulenge », lit-on dans le document.

À travers ce communiqué, la communauté Banyamulenge alerte le gouvernement congolais et l’exhorte à veiller à ce que les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et leurs alliés de l’armée burundaise sécurisent rapidement Uvira, afin de garantir la protection de toutes les communautés locales.

Par ailleurs, la communauté internationale est appelée à soutenir toutes les initiatives de paix pour que les troupes rwandaises, en appui aux rebelles de l’AFC-M23, se retirent rapidement et totalement du territoire congolais, conformément aux accords régionaux et à la résolution 2741 (ou 2717 selon le contexte actuel de 2024-2025) du Conseil de sécurité de l’ONU.

Signalons qu’en prenant les armes contre le gouvernement congolais, les rebelles de l’AFC-M23 tentent, dans leurs différentes déclarations, de se présenter comme les défenseurs de la communauté Banyamulenge. Cette justification a toutefois toujours été réfutée par les leaders de cette communauté minoritaire.

La rédaction

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