Lubero : Début de journées « ville morte » ce mercredi, la société civile décrie l’insécurité
La société civile, noyau communal de Lubero, annonce le début de journées « ville morte » à partir de ce mercredi 7 janvier 2026.
Cette action fait suite à une série de tueries par balle ciblant des civils dans la commune de Lubero et ses environs.
Dans un mémorandum adressé au Gouverneur militaire du Nord-Kivu, la société civile du chef-lieu du territoire rappelle les cas de meurtre les plus récents et pointe du doigt des éléments incontrôlés des FARDC comme en étant les auteurs.
« Réunis en urgence ce mardi 6 janvier 2026, nous avons passé en revue la situation sécuritaire de notre commune. Il a été constaté des cas de meurtre dont les plus récents sont : Mumbere Kamate Jonathan, retrouvé mort par balle dans le quartier du 30 Juin à Vulungula Pereghese, près du camp militaire des FARDC, ce lundi 5 janvier 2026 ; Mumbere Maliro, père de trois enfants, retrouvé agonisant suite à des tortures le matin du 2 janvier 2026 dans le quartier Mulo et qui a succombé sur le chemin de l’hôpital ; et Muhindo Sikulikingirwa Déodat, père de 7 enfants, retrouvé mort le 10 novembre 2025 en cellule Kithawite B », indique le document.
Ce même mémorandum cite également des cas de tracasseries, d’extorsions, d’intimidations, de violences sexuelles et de tortures dont sont victimes les populations civiles.
En conséquence, la société civile de Lubero-Centre exige des autorités la prise en charge de toutes les dépenses funéraires des illustres disparus. Elle réclame également l’interpellation de l’administrateur militaire du territoire de Lubero ainsi que du bourgmestre de la commune éponyme pour manquement à leurs responsabilités sécuritaires.
David Mayani