Nord-Kivu : Face à l’insécurité à Katsiru, MSF rapproche les soins de santé grâce à une maternité communautaire
A Katsiru, dans la zone de santé de Birambizo, en province du Nord-Kivu, l’insécurité persistante continue d’avoir de lourdes conséquences sur l’accès aux soins de santé.
Les affrontements armés rendent la situation particulièrement préoccupante pour une population estimée à près de 30 000 personnes, confrontée à des difficultés croissantes pour se faire soigner.
Selon les informations disponibles, « les affrontements armés persistants rendent l’accès aux soins de santé de plus en plus difficile pour près de 30 000 personnes estimées y vivre ». Faute de structures accessibles et fonctionnelles à proximité, « de nombreux patients sont contraints de parcourir de longues distances pour atteindre les structures de santé de Mweso », une situation qui exerce une pression croissante sur un système de santé déjà fortement sollicité.
Face à cette réalité, Médecins Sans Frontières, dit avoir entrepris des actions concrètes pour améliorer durablement l’accès aux soins dans cette zone affectée par le conflit. Cette organisation humanitaire a notamment « soutenu la construction d’une maternité au centre de santé de Katsiru », une initiative qui vise à rapprocher les services de santé essentiels des communautés locales et à réduire l’engorgement des structures de Mweso.
Présente depuis plusieurs années dans la région, MSF rappelle qu’elle « soutient les services de santé dans la zone de santé de Mweso » à travers une offre de soins gratuits. Selon l’organisation, ces services concernent notamment « les enfants de moins de 15 ans, y compris le traitement de la malnutrition, des soins maternels et de santé reproductive, la prise en charge des personnes blessées par la violence, ainsi qu’un accompagnement complet des survivant·e·s de violences sexuelles ».
Dans un contexte sécuritaire toujours instable, ces interventions apparaissent comme un soutien vital pour des populations dont l’accès aux soins reste étroitement lié à l’évolution des combats et à la capacité des acteurs humanitaires à maintenir leur présence sur le terrain.
La rédaction