Guerre du M23 : Washington reconnaît l’agression Rwandaise, la société civile réagit
Le Comité de crise pour la paix et la sécurité (CCPS-RDC) de la société civile dit prendre acte des récentes déclarations des États-Unis d’Amérique face à l’agression dont est victime la République démocratique du Congo.
Dans un communiqué officiel publié le samedi 13 décembre 2025, cette plateforme d’organisations de la société civile qualifie la position des États-Unis de « soulagement réel et profond » pour les victimes.
Cette position claire et publique de l’administration Trump, exprimée lors du Conseil de sécurité des Nations unies consacré à la situation en République démocratique du Congo, indexe l’existence d’une menace extérieure à la base de la déstabilisation de la situation sécuritaire au Congo-Kinshasa.
Le comité de crise estime que cette position américaine marque l’ouverture d’une nouvelle page diplomatique en faveur du soutien aux efforts de paix.
« Le comité salue la position claire, publique et sans équivoque des États-Unis d’Amérique, reconnaissant que la RDC est victime d’une agression extérieure et accusant le Rwanda de violer l’accord de paix signé à Washington le 4 décembre 2025 », souligne le communiqué.
Le Rwanda, nommément cité dans la crise à l’Est de la RDC, voit les États-Unis évoquer l’implication explicite de Paul Kagame dans le soutien aux troupes rebelles.
« Le Comité de crise pour la paix et la sécurité en RDC considère comme un tournant diplomatique et géopolitique majeur la reconnaissance, par les États-Unis, de la responsabilité directe du régime de Paul Kagame dans la conception, la planification et l’exécution d’opérations militaires sur le territoire congolais, y compris l’utilisation de drones sophistiqués, de missiles sol-air et de bombes de forte intensité, ayant causé de lourdes pertes parmi les populations civiles et contribué à l’escalade ayant conduit jusqu’à la prise de la ville d’Uvira », déclare la société civile.
Le comité de crise remercie les États-Unis pour cette solidarité manifestée à l’égard de la République démocratique du Congo et demande au président Trump de concrétiser les mesures annoncées contre le Rwanda en vue de favoriser la paix dans une région sous menace.
La rédaction