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RDC : Tshisekedi dénonce l’une des pires périodes traversées par l’Est du pays en 2025

RDC : Tshisekedi dénonce l’une des pires périodes traversées par l’Est du pays en 2025

Le président Félix Tshisekedi vient de dresser, ce lundi 8 décembre 2025, un tableau sombre de la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo. Dans un discours particulièrement ferme sur la nation, il a qualifié l’année 2025 de “l’une des plus pires de notre histoire de ces dernières décennies”, en référence à l’intensification du conflit dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

Selon le chef de l’État, l’année 2025 a été marquée dès janvier par une nouvelle poussée militaire de la coalition AFC-M23, appuyée, selon lui, par l’armée rwandaise. « Dès le premier mois, la coalition AFC-M23, bénéficiant du soutien direct de l’armée rwandaise, a déclenché une nouvelle offensive d’envergure », a-t-il rappelé, il a également évoqué la chute de plusieurs centres urbains stratégiques.

Le président a particulièrement insisté sur la prise de Goma et de Bukavu, tombées depuis janvier de l’année, élargissant ce qu’il qualifie d’« empire de terreur sur de vastes étendues des portions de terre du Nord et du Sud-Kivu ». Il a accusé le mouvement rebelle et ses alliés d’agir dans une logique bien connue, qu’il décrit comme « une entreprise organisée de prédation de nos ressources naturelles et de déstabilisation de nos institutions ».

Tshisekedi dénonce également les nombreuses violations des droits humains documentées dans les zones passées sous contrôle rebelle. « Cette offensive s’est accompagnée de violations graves et systématiques des droits humains : exécutions sommaires des innocents, violences sexuelles érigées en méthode de combat, déplacements forcés de communautés entières arrachées à leurs terres », a-t-il affirmé, sans oublier d’appeler à un sursaut national et à un appui renforcé des partenaires internationaux.

Ce discours intervient alors que la situation humanitaire demeure critique, avec des centaines de milliers de déplacés et des combats sporadiques autour des principaux axes stratégiques, comme Uvira, dans la province du Sud-Kivu, malgré les initiatives diplomatiques lancées ces dernières semaines sous l’égide de Washington pour tenter de relancer un processus de paix.

Franck Kaky

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