Tazama RDC

RDC et Rwanda : Mise en œuvre du plan de paix prévue dès octobre

RDC et Rwanda : Mise en œuvre du plan de paix prévue dès octobre

Kinshasa et Kigali ont franchi une nouvelle étape dans leur processus de réconciliation. Selon un communiqué conjoint relayé ce mercredi 24 septembre 2025, la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda ont convenu de commencer la mise en œuvre des mesures sécuritaires de l’accord de paix dès le premier octobre prochain, sous la médiation des États-Unis.

L’accord, conclu à Washington les 17 et 18 septembre dernier, a été rapporté en premier lieu par Reuters. Le document, signé aussi par les États-Unis, le Qatar, le Togo et la Commission de l’Union africaine, précise que « la République démocratique du Congo et le Rwanda ont convenu de commencer à mettre en œuvre des mesures de sécurité dans le cadre d’un accord négocié sous la médiation des États-Unis le mois prochain ».

Des sources proches du dossier citées par nos confrères de Reuters indiquent que les premières opérations devraient cibler les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR), un groupe armé basé en RDC et issu des milices rwandaises impliquées dans le génocide de 1994. « Les opérations visant à éliminer la menace posée par le groupe armé congolais des FDLR et à faciliter le retrait des troupes rwandaises débuteront entre le 21 et le 31 octobre », ont affirmé ces sources.

Le texte prévoit également la levée progressive des mesures défensives par Kigali, conformément à un accord signé en 2024. Cette feuille de route, selon le calendrier partagé avec Reuters, devrait être finalisée d’ici la fin de l’année.

En juin dernier déjà, les ministres des Affaires étrangères congolais et rwandais avaient paraphé un accord de paix à Washington. Ils avaient rencontré le président américain Donald Trump, « désireux d’attirer des milliards de dollars d’investissements occidentaux dans une région riche en tantale, or, cobalt, cuivre, lithium et autres minéraux », rappelle l’agence.

Un mécanisme conjoint de coordination de la sécurité, actif depuis août, a permis aux deux parties d’échanger des renseignements et de définir une stratégie graduelle pour neutraliser les groupes armés et favoriser le retrait des forces.

Mais si ce calendrier représente une avancée diplomatique, les doutes demeurent sur sa faisabilité. La complexité de la situation sécuritaire dans l’Est congolais et la multiplicité des acteurs armés pourraient freiner la mise en œuvre effective de l’accord.

La rédaction

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *