ONU : Félix Tshisekedi alerte sur un « génocide silencieux » à l’Est de la RDC
A la tribune de l’Assemblée générale des Nations Unies, ce mardi 23 septembre 2025, le président congolais Félix Tshisekedi a tiré la sonnette d’alarme sur la situation humanitaire et sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo. Selon lui, la paix y est « brisée depuis trois décennies » et le conflit a dépassé le simple cadre militaire pour devenir une entreprise prédatrice qui cible les ressources, la mémoire collective et les communautés locales.
« Les conséquences sont désastreuses. Des millions de morts, des familles décimées, près de sept millions de déplacés internes, des villages rayés de la carte et des générations sacrifiées », a dénoncé le chef de l’État. Il a insisté sur le fait que, dans plusieurs régions de l’Est, « tous les marqueurs d’un projet d’extermination sont réunis ».
Le président congolais a rappelé les conclusions du rapport Mapping des Nations Unies, qui documente les atrocités commises dans la région. « Ce n’est pas seulement un conflit, c’est un génocide silencieux qui frappe le peuple congolais depuis plus de trente ans », a-t-il affirmé.
Il a également évoqué les massacres récents dans le territoire de Rutshuru, imputés à l’AFC/M23 avec le soutien des forces de défense rwandaises. « En juillet dernier, plus de 300 civils, dont 48 femmes et 19 enfants, ont été tués », a-t-il précisé.
Malgré ce constat alarmant, Félix Tshisekedi a salué l’initiative des Nations Unies qui, à l’entendre fournissent quand même des efforts pour retrouver la paix en RDC.« Je remercie les Nations Unies qui ont convoqué le Conseil de sécurité pour examiner ces massacres documentés par Human Rights Watch», a-t-il lâché.
Le président congolais a appelé la communauté internationale à agir rapidement pour mettre fin à cette tragédie et restaurer la paix et la sécurité dans l’Est de la RDC.
Franck Kaky