RDC : Kinshasa dénonce le « déni » du Rwanda face au rapport de l’ONU sur les droits humains
A Genève, lors des discussions sur le rapport des Nations Unies qui concerne la situation des droits humains en République démocratique du Congo (RDC), le ministre congolais des Droits humains, Kabuya Tanda Mbemba, a réaffirmé l’engagement du gouvernement à renforcer la protection des droits fondamentaux.
« Monsieur le vice-président, à mon tour je remercie les États membres pour leurs interventions et je partage le souci commun de la mise en œuvre des recommandations de ce rapport », a-t-il déclaré, devant les délégués présents, parmi lesquels figuraient des représentants congolais, rwandais ainsi que des partenaires internationaux.
Le ministre a souligné que Kinshasa reste déterminée à garantir les droits des défenseurs des droits humains, des journalistes, des femmes, des enfants et des peuples autochtones. Il a également mis en avant les efforts du pays dans le domaine de la justice transitionnelle. « Le gouvernement confirme son engagement à tout mettre en œuvre pour la promotion et la protection des droits fondamentaux, notamment l’implémentation de justice transitionnelle dont le FONAREV est le visage emblématique actuellement », a-t-il insisté.
Au sujet des propos tenus par la délégation rwandaise, le ministre a vivement dénoncé l’attitude de Kigali et qualifier son rejet du rapport de provocation. « S’agissant de la réaction du Rwanda en ce qui concerne le rapport, je note que son déni s’apparente à une insulte à la mémoire des victimes au moment où tous les rapports le désignent comme agresseur », a lancé Kabuya Tanda Mbemba.
Ce rapport de l’ONU, qui examine la période récente des violences dans l’Est de la RDC, fait état de violations graves commises contre les civils. Il pointe notamment la responsabilité du M23 et de son soutien présumé par le Rwanda. Kinshasa considère ce document comme une confirmation de sa position et appelle à une mise en œuvre rapide des recommandations formulées.
La rédaction