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Uvira : Les FARDC appellent au calme après une marche pacifique perturbée

Uvira : Les FARDC appellent au calme après une marche pacifique perturbée

Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont tenu à rassurer la population d’Uvira, Fizi, Mwenga et leurs environs après la marche pacifique organisée ce dimanche par les coordonnateurs des sociétés civiles locales. L’armée a affirmé avoir pris en compte les préoccupations exprimées par les manifestants.

« Au cours de cette marche pacifique initiée par les coordonnateurs de différentes sociétés civiles de la place d’Uvira, Fizi, Mwenga et ses environs, les FARDC accusent réception de leur mémo et promettent de le transmettre acquis de droit auprès des autorités compétentes », a déclaré le sous-lieutenant Mbuyi Kalonji Reagan, porte-parole des Opérations Sukola 2 Sud Sud-Kivu.

Cependant, l’événement a été marqué par des incidents. Selon les FARDC, « un enfant de 12 ans a succombé après avoir été touché par une balle perdue, et 09 blessés ont été enregistrés, dont 04 militaires des FARDC et 05 civils ». Ces victimes auraient été causées par « des désordres orchestrés par certains manifestants incontrôlés qui voulaient à tout prix pénétrer l’enceinte de l’État-major du Secteur des Opérations Sukola 2 Sud Sud-Kivu basé à Uvira ».

Dans leur communication, les forces armées ont également dénoncé les rumeurs propagées sur les réseaux sociaux. « Contrairement aux informations qui circulent, les FARDC appellent la population au calme, à ne pas céder à la panique, malgré la désinformation propagée par les ennemis déstabilisateurs M23-AFC et leurs alliés Twirwanheo, Ngumino et Red Tabara soutenus par l’armée rwandaise », a précisé le porte-parole.

Pour l’instant, « un calme précaire s’observe dans la zone », ajoutent les FARDC, qui promettent de fournir d’autres précisions au fur et à mesure de l’évolution de la situation sécuritaire. Cet appel au calme s’inscrit, selon elles, dans un effort qui vise à préserver la cohésion nationale entre les FARDC, les Wazalendo et la population de la province du Sud-Kivu dans un contexte où la guerre de l’information est devenue un champ de bataille à part entière.

La rédaction

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