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Lubero : Le PDDRCS maintient ses activités malgré la menace sécuritaire

Lubero : Le PDDRCS maintient ses activités malgré la menace sécuritaire

Plus de 150 ex-combattants sont attendus pour l’octroi de la carte biométrique pour démobilisation en territoire de Lubero, dans la province du Nord-Kivu.

Cette opération de désarmement, disent les observateurs, qui semble contraster avec la situation sécuritaire actuelle, concerne les combattants qui souhaitent se rendre volontairement, à en croire les autorités du Programme de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion Communautaire pour la Stabilisation en République Démocratique du Congo.

Éric Masinda, chef d’antenne de ce programme en ville de Butembo et territoire de Lubero, estime que les porteurs illégaux d’armes doivent saisir cette opportunité, une chose qui va aider à sauver des vies en réduisant la circulation illégale des armes. C’est aussi un signal fort pour lancer à nouveau un message de mobilisation aux détenteurs illégaux d’armes.

« Il n’y a pas de contraste« , répondit-il. « Le PDDRCS procède par le désarmement volontaire et civil. Le PDDRCS n’a pas de mesures contraignantes pour demander aux amis Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP) de quitter la ligne des fronts. Vu la situation sécuritaire actuelle de notre territoire, nous ne sommes pas là pour ça. Bien qu’ils soient sur les lignes de front, il y en a qui sont fatigués, aussi fatigués. Donc, la porte du PDDRCS est ouverte pour ceux qui se sentent fatigués, pour qu’ils viennent au reposoir, qui serait supposé être le PDDRCS, qui est la grande porte de sortie« , a-t-il ajouté.

Pour Noé Mukama, ex-combattant issu du groupe armé Mazembe, depuis qu’il a rejoint le processus, la communauté l’a bien accueilli et sa vie reprend petit à petit comme avant. Il s’engage à être porteur d’un message de sensibilisation des autres membres de groupes armés qui lui sont proches, afin qu’ils adhèrent aussi au PDDRCS.

« Quand j’ai quitté la forêt, je suis venu avec quelques munitions. Je me suis présenté au bureau du PDDRCS-Lubero. J’ai été identifié, et à un moment donné, on nous a pris, nous avons été encadrés dans les travaux de réhabilitation des routes à Kitsombiro. La communauté nous traite déjà comme des humains normaux. Nous allons sensibiliser nos confrères parce qu’il y en a certains que nous connaissons encore« , laisse-t-il entendre.

Rappelons que le grand centre d’encadrement des ex-combattants situé à Kasando, au sud de Lubero, avait été contraint de cesser ses activités suite à l’occupation de cette zone par la rébellion du M23-AFC.

David Mayani

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