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Fédéralisme en RDC, l’opposition divisée

Fédéralisme en RDC, l’opposition divisée

Dans un paysage politique auréolé par des conflits internes, Olivier Kamitatu Porte-parole de Moïse Katumbi a, dans une déclaration sur son compte X, proposé le fédéralisme comme la solution aux multiples crises de gouvernance en République démocratique du Congo.

L’opposant pense que cette nouvelle forme de l’État permettra aux entités de se développer vite et d’accroître leur économie, souvent affaiblie par les dirigeants à Kinshasa à cause des détournements et une corruption en outrance au sommet de l’État.

Cette proposition est rejetée par plusieurs opposants qui n’ont pas caché l’intention du fédéralisme en RDC, surtout pendant des tumultes. Prince Epenge, porte-parole de Lamuka, a déclaré que la mauvaise gouvernance en RDC n’est pas due à la forme actuelle de l’état. Il souligne que le fédéralisme prôné par le porte-parole de Moïse Katumbi ouvre la brèche à une balkanisation pour laquelle les congolais luttent.

« Le fédéralisme, n’est qu’un qualificatif sexy du mot balkanisation ! Même avec de la vaseline, Monsieur Kamitatu, ça ne passera pas. C’est la médiocrité des dirigeants d’hier et d’aujourd’hui qui , appauvrit le Congo , pas la forme unitaire de l’Etat », a-t-il déclaré.

Epenge rapelle que Lamuka lutte et milite pour l’unité de la RDC, en encourageant une gestion rationnelle de la chose publique.

« Dites à Olivier Kamitatu que le Congo de Lumumba reste un, unitaire et indivisible.
Pas de fédéralisme qui sera une balkanisation déguisée
», a-t-il renchérit.

D’aucun estiment que le fédéralisme devrait être considéré comme une sorte de perfection de la décentralisation. Dans un pays où le vivre-ensemble pose un sérieux problème, il est malheureusement trop tôt pour parler de fédéralisme, surtout après la tentative d’une décentralisation presque échouée. En outre, le fédéralisme, s’il est mal appliqué, peut renforcer les appartenances ethniques ou régionales au détriment de l’unité nationale. En RDC, où les identités ethniques sont parfois exploitées à des fins politiques, cela pourrait aggraver les clivages, pensent plusieurs analystes.

Azarias Mokonzi

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