Tensions autour de la Constitution : Delly Sessanga accuse Félix Tshisekedi de vouloir un changement opportuniste
Le débat sur la Constitution congolaise s’intensifie, alors que Delly Sessanga, président du parti politique Envol, a vivement dénoncé les récentes déclarations de Félix Tshisekedi, le président de la République.
Lors d’un discours prononcé à Lubumbashi le 16 novembre, Félix Tshisekedi a fait allusion à une possible révision de la loi fondamentale, suscitant des inquiétudes au sein de l’opposition sur ses véritables intentions.
Dans un message publié sur son compte X, D.Sessanga a accusé le chef de l’État de chercher à modifier la Constitution à son avantage personnel.
« La manipulation, c’est ce bénéfice personnel que vous recherchez. Tous les défenseurs de la Constitution s’opposent à cela, en particulier l’idée que la limitation du nombre de mandats présidentiels devrait être soumise à la seule volonté du prince plutôt qu’à celle du droit », a dénoncé l’opposant, faisant référence à l’article 220 de la Constitution qui régit les mandats.
Sessanga a averti que si le président persiste dans son projet de révision constitutionnelle, il se heurtera à une forte résistance de la part des Congolais, qui aspirent à un État républicain respectant l’intérêt général.
« Les menaces et les mensonges ne parviendront pas à contenir le peuple congolais. Vous serez confronté à tous ceux qui souhaitent ardemment que la République démocratique du Congo se positionne comme un État au service de ses citoyens », a-t-il affirmé.
L’opposant a également critiqué l’argument avancé par Tshisekedi selon lequel l’article 217 de la Constitution servirait de base légale à ses ambitions de modification.
« Ce sont des alibis, rien de plus. Le président n’a aucune légitimité à réduire le débat sur cette question fondamentale à des menaces contre ceux qui ne partagent pas son avis », a martelé Sessanga.
En outre, il a regretté que Tshisekedi essaie d’imposer une vision déformée de la Constitution, insinuant qu’elle serait responsable de l’inefficacité en matière de lutte contre la corruption et de l’amélioration des conditions de vie des Congolais. Selon lui, cela constitue une manipulation inacceptable.
« La véritable raison de notre situation réside dans une mauvaise gouvernance et non pas dans les fondements juridiques de la république », a-t-il déclaré.
Ainsi, le climat politique en République démocratique du Congo reste tendu alors que des questions fondamentales sur la gouvernance et l’avenir de la démocratie continuent de diviser le pays.
La rédaction