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Nord-Kivu : Des activistes des droits humains et de l’environnement menacés de mort par des miliciens à Lubero

Nord-Kivu : Des activistes des droits humains et de l’environnement menacés de mort par des miliciens à Lubero

Dans les villages de Kasugho et Kagheni, situés dans le territoire de Lubero au Nord-Kivu, des activistes des droits humains et de la protection de l’environnement sont actuellement menacés par des miliciens Maï-Maï. Ces derniers reprochent aux défenseurs des droits de l’homme d’alerter sur la dégradation de la situation sécuritaire, dont ils se considèrent responsables.

Dans une interview accordée le vendredi 1er novembre 2024 à Tazamardc.net, Robert Madirisha, coordonnateur de SPEED RDC, une organisation œuvrant pour la protection de l’environnement, a déclaré que les autorités militaires avaient récemment répondu à ces alertes en déployant des éléments des forces armées de la République Démocratique du Congo pour sécuriser cette zone, qui était longtemps sous la menace d’activités militantes, notamment des extorsions illégales sous forme de taxes appelées « jeton ».

La semaine précédente, le chef de programme de SPEED RDC a subi un enlèvement et a été gravement torturé par des miliciens qui ont exigé une rançon pour sa libération.

« Il y a peu de jours, cette partie du territoire de Lubero était complètement dominée par des miliciens. Grâce aux efforts de plaidoyer de SPEED RDC, dirigés par notre chef de programme, nous avons réussi à inciter le renforcement des services de l’État dans cette région, notamment par le déploiement des FARDC et de la PNC. Avec la présence des FARDC, les miliciens perdent leur emprise, et ils commencent à s’en prendre aux membres de SPEED RDC. Actuellement, après l’enlèvement du chef de programme au village Katiri, les responsables des antennes de Kasugho et Kagheni vivent dans la clandestinité », a révélé Robert Madirisha.

SPEED RDC appelle le gouvernement à renforcer les services de sécurité dans cette région instable. Malheureusement, malgré l’état de siège, des miliciens continuent à exercer leur autorité sur une grande partie du territoire de Lubero, déplore notre source.

David Mayani

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