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La libération des criminels de grand chemin, à la base de l’insécurité à Beni ?

La libération des criminels de grand chemin, à la base de l’insécurité à Beni ?

Depuis plus de deux mois, l’insécurité bat son plein à Beni, une ville située dans la province du Nord-Kivu.

Cette situation est caractérisée par des incursions nocturnes, couplées aux cambriolages de maisons, aux tortures et aux extorsions de biens et d’argent de la population. À cela s’ajoutent d’autres formes de tracasseries auxquelles la population fait face. Certaines sources ont souligné que plusieurs personnes ont perdu la vie et d’autres ont été blessées au cours de l’exécution de ces opérations macabres.

La société civile a confirmé ces faits en indiquant que cette situation serait due à la libération de certains criminels de grand chemin par la justice. Ces criminels sont ceux qui alimenteraient cette insécurité à travers la ville.

D’après les informations fiables et dignes de foi présentées par la population de quatre communes de la ville de Beni, il semblerait que certains criminels de grand chemin aient déjà été libérés, causant ainsi l’insécurité en ville, avec pour conséquence un nombre élevé de personnes assassinées ou blessées, ainsi que des biens et de l’argent extorqués ou volés. De plus, les recrues se retrouvant à Mambango blessent, violent, volent des produits champêtres et tuent même les cultivateurs dans les cellules des quartiers, Mambango, Mukulya et Pasisi, lit-on dans une déclaration signée par Me Pepin Kavotha, président de cette structure citoyenne, dans laquelle il retrace les faits.

Les cas les plus récents sont ceux du quartier Mambango en date du 08/09/2024 et du 09/09/2024, où un homme du nom de Paluku Kiwanza, victime de trois coups de balle dans le corps, a été admis à une structure sanitaire de la place, mais malheureusement la mort s’en est suivie ; et un corps sans vie d’un jeune homme d’une trentaine d’années a été retrouvé dans le quartier Cité Belge, dans un endroit dit Butsongapembe.

Ainsi, au regard de cette situation dégradante, la société civile recommande à la population de renforcer la vigilance à base communautaire pour arrêter ce phénomène criant et appelle les autorités compétentes à diligenter des enquêtes sérieuses le plus tôt possible sur toutes les tueries, viols, vols et extorsions, avant que les traces ne s’effacent. Dans ce même registre, la société civile appelle les FARDC et la PNC à multiplier les patrouilles pour mettre un terme à ce phénomène.

La ville de Beni fait non seulement face au terrorisme des ADF, mais aussi au banditisme urbain.

Azarias Mokonzi

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