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Tazama RDC

Butembo : Malgré une réunion avec le maire, les opérateurs économiques durcissent leur grève

Butembo : Malgré une réunion avec le maire, les opérateurs économiques durcissent leur grève

​Les opérateurs économiques de la ville de Butembo ont annoncé, ce lundi 2 novembre 2026, le durcissement de leur mouvement de grève sèche. Une décision prise en dépit d’une réunion de concertation tenue le même jour avec le maire de la ville, le Commissaire supérieur principal Roger Mowa Baeki Telly.

​Réunis au sein d’une synergie d’associations, corporations et syndicats notamment la FEC, la FENATRAPEM, la FENAPEC, le SYEC, la COPMECO et la FEPA-PME, les commerçants dénoncent ce qu’ils qualifient de « surtaxation » et de « tracasseries fiscales », des facteurs qui asphyxient le climat des affaires local.

​Selon leur porte-parole d’occasion, Patrick Tsongo, la rencontre organisée à l’hôtel de ville s’est terminée en queue de poisson, l’autorité urbaine n’ayant apporté aucune réponse concrète à leurs revendications.

​« Le message est clair : que chacun reste à la maison jusqu’à ce qu’une solution durable soit trouvée face à cette tracasserie devenue monnaie courante », a-t-il déclaré.

​Les services pointés du doigt

​Les opérateurs économiques réclament la suppression de plusieurs taxes jugées arbitraires et mettent directement en cause une dizaine de régies et services publics : la DGI, la DGRAD, la DGRNK, la DGDA, ainsi que les services de l’Environnement, du Tourisme, de l’Économie, de l’Inspection du travail, la SONAS, la SOCODA et le ministère des PTNTIC.

​Ils dénoncent notamment des régularisations injustifiées exigées par la DGI, des taxes perçues pour le compte de la CPCC via la DGRAD, ainsi que la hausse récente des frais douaniers au poste-frontière de Kasindi.
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​Ce débrayage survient dans un contexte régional particulièrement fragile, déjà éprouvé par l’insécurité, des crises sanitaires récurrentes et la flambée des prix des denrées de première nécessité. Ce lundi, le centre-ville est resté paralysé : boutiques, galeries commerciales et dépôts sont demeurés portes closes.

​Après l’échec d’une première médiation menée le 31 octobre dernier par l’abbé Patrick Kasolene, conseiller du gouverneur, les grévistes demandent désormais l’implication directe du gouverneur militaire du Nord-Kivu pour débloquer la situation.
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Richard Maliro

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