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Tazama RDC

Nord-Kivu : Les ADF signalés à Makumo après six mois d’accalmie dans le territoire de Lubero

Nord-Kivu : Les ADF signalés à Makumo après six mois d’accalmie dans le territoire de Lubero

Après plusieurs jours d’accalmie, les terroristes islamistes des Allied Democratic Forces (ADF) sont de nouveau signalés dans le territoire de Lubero, au Nord-Kivu. Leur présence a été localisée à Makumo, mettant fin à près de six mois de sérénité obtenue grâce aux opérations conjointes des Forces armées de la RDC (FARDC) et de l’armée ougandaise (UPDF).

Selon la société civile locale, ce retour fait suite à deux attaques successives menées en début de semaine. La première incursion a été enregistrée le mardi 27 octobre à Makumo, une localité du groupement Bapakombe, dans le secteur de Bapere. Lors de cet assaut initial, la riposte des militaires congolais, appuyés par les combattants Wazalendo, avait permis de repousser les assaillants.

Cependant, les terroristes sont revenus en supériorité numérique dès le lendemain, mercredi soir, réussissant à prendre le contrôle du village.

La synergie des Wazalendo Grand Nord confirme que ces éléments ADF proviennent du territoire de Mambasa, en province de l’Ituri. Ils avaient fui cette région suite à la pression des forces loyalistes.

« Ils se sont organisés à partir de l’Ituri avant de revenir au Nord-Kivu », explique John Maangaiko, porte-parole des Wazalendo.

Des mouvements suspects avaient d’ailleurs été repérés dès le 24 octobre dans la localité de Babutua chefferie de Babila-Babombi, Ituri, située à seulement quelques heures de marche du secteur de Bapere.

Cette résurgence de la violence a plongé la région dans une panique généralisée. De nombreux habitants ont abandonné leurs foyers pour se diriger vers des zones jugées plus sûres.

Face à l’imminence du danger, le président de la société civile locale, Samuel Kakule Kagheni, lance un appel pressant aux autorités militaires. Il demande une intervention rapide de l’armée afin de stopper la progression des assaillants et d’éviter un nouveau massacre de civils.

Azarias Mokonzi

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