Paix dans l’Est de la RDC : Le mécanisme de vérification élargi (MCVE+) passe à la phase opérationnelle
Comme prévu, les représentants du gouvernement de la République démocratique du Congo, de la rébellion de l’AFC-M23 et de l’État du Qatar, ainsi que les États-Unis, la République du Togo (en qualité de médiateur de l’Union africaine), la Commission de l’Union africaine et la Suisse, se sont réunis en Suisse du lundi 17 au vendredi 21 août 2026.
Cette rencontre avait pour objectif d’évaluer les progrès accomplis et les difficultés rencontrées dans le cadre du processus de Doha.
D’après une dépêche rendue publique ce samedi, les participants ont également discuté des perspectives de mise en œuvre des obligations et des engagements existants. Ils ont aussi abordé la négociation des protocoles restant à conclure dans le cadre de l’accord-cadre de Doha, signé le 15 novembre 2025 en vue d’un accord de paix global entre le gouvernement et l’AFC-M23.
La même note d’information affirme que « les parties se sont félicitées des progrès continus accomplis dans la mise en œuvre du Mécanisme conjoint de vérification élargi plus (MCVE+), notamment la création de son secrétariat et la mission de reconnaissance menée le 20 août avec l’appui logistique de la MONUSCO, en amont de la première mission de vérification du cessez-le-feu prévue le 24 août à Minembwe ».
Le document précise également que les parties ont convenu de l’importance d’une méthode standardisée pour le signalement des allégations de violations du cessez-le-feu.À cette occasion, elles sont convenues de mettre en place un mécanisme chargé d’examiner les progrès réalisés dans l’exécution des engagements pris.
« À la suite de cette évaluation, les parties ont élaboré une feuille de route définissant les étapes et le calendrier des négociations menées dans le cadre de l’accord-cadre de Doha, et se sont engagées à faire preuve de flexibilité et de créativité dans le cadre existant de cet accord », poursuit la dépêche.
Celle-ci souligne que les signataires ont convenu que l’ordre de négociation des protocoles ne détermine pas l’ordre de leur mise en œuvre.
Enfin, ils ont réaffirmé leur engagement à poursuivre les discussions en vue d’une paix globale et d’un règlement du conflit par l’application de cet accord-cadre.