RDC : Ancien chef d’état-major, Christian Tshiwewe comparaît devant la Haute Cour militaire
Le procès opposant le ministère public à l’ancien chef d’état-major général des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), le général Christian Tshiwewe Songesa, a débuté ce jeudi 4 juin 2026 devant la Haute Cour militaire. Annoncée la veille, cette première audience publique marque le coup d’envoi d’un dossier hautement sensible qui secoue l’appareil sécuritaire national.
L’audience de ce jour a été entièrement consacrée à l’examen initial du dossier. Le général Christian Tshiwewe Songesa n’est pas seul dans le box des accusés. Neuf autres prévenus, principalement des officiers militaires, comparaissent à ses côtés dans le cadre de cette procédure.
L’organe de la loi a brandi un arsenal de charges particulièrement graves contre l’ancien patron de l’armée et ses co-accusés. Les prévenus poursuivis de complot et trahison,
Apologie du terrorisme,
Propagation de faux bruits
Violation des consignes,
désertion à l’étranger,
détention illégale d’armes et de munitions de guerre, et l’incitation de militaires à commettre des actes contraires au devoir et à la discipline.
Ce dossier judiciaire tire sa source d’événements survenus au cours de l’année 2025. À cette période, les services de sécurité avaient procédé à l’interpellation de plusieurs officiers supérieurs. Ces arrestations faisaient suite à des soupçons de complot visant le président de la République. L’affaire s’inscrit dans un contexte généralisé de fortes tensions sécuritaires, particulièrement alimentées par la crise dans l’est de la RDC.
Le déroulement de ce procès s’annonce déterminant pour la suite de la transition et la stabilité du commandement militaire en République démocratique du Congo.
Azarias Mokonzi