Alerte rouge à Mambasa: Les ADF assiègent le village de Bandichokomu
La province de l’Ituri replonge dans l’effroi. Ce dimanche 16 mars 2026, le territoire de Mambasa a été le théâtre d’une violente incursion des rebelles de l’ADF (Forces Démocratiques Alliées). Le village de Bandichokomu est actuellement sous le contrôle des assaillants, provoquant un déplacement massif de population.
C’est dans la chefferie des Walese Karo, plus précisément dans le groupement Andikau, que l’attaque a débuté. Selon la Convention pour le Respect des Droits Humains (CRDH), des combattants lourdement armés ont investi le village de Bandichokomu, situé à seulement 8 kilomètres de Nduye.
L’incursion a été marquée par des détonations d’armes à feu, plongeant les habitants dans une terreur immédiate. « Le village a été assiégé par des combattants ADF. Plusieurs civils ont déjà été pris en otage par les assaillants », a précisé l’organisation de défense des droits humains dans une dépêche parvenue à notre rédaction ce lundi.
L’impact psychologique et sécuritaire sur la région est dévastateur. Prises de panique, des vagues de déplacés fuient massivement la zone. Des familles entières, parties de Nduye-centre, se dirigent actuellement vers la cité de Mambasa, espérant y trouver un refuge précaire.
Sur les routes, le spectacle est celui de la désolation qui est visible. Des civils transportant le peu d’effets qu’ils ont pu sauver, fuyant une zone désormais totalement déstabilisée par la présence rebelle, vont dans tous les sens.
Face à la gravité de l’heure, la CRDH lance un cri d’alarme aux autorités militaires. L’organisation appelle à un déploiement immédiat d’unités de secours sur l’axe Nduye – Bandichokomu. L’objectif prioritaire : stopper la progression des rebelles et obtenir la libération des otages dont le sort demeure incertain.
« Chaque minute compte, la vie des civils est en danger imminent », alerte la structure, qui exhorte également la population locale à une vigilance extrême et à signaler tout mouvement suspect aux services de sécurité.
À l’heure actuelle, la situation reste confuse et l’évolution des combats sur le terrain est suivie minute par minute par les observateurs locaux.
Azarias Mokonzi