Nord-Kivu : Nouvelles attaques à Katsiru et Kivuye, plusieurs morts et blessés signalés
De violents affrontements ont éclaté dans la nuit du mardi 5 au mercredi 6 novembre 2025 dans les territoires de Rutshuru et de Masisi, au Nord-Kivu. Des échanges de tirs ont opposé des miliciens Nyatura Wazalendu à des éléments du mouvement M23 soutenus par l’armée rwandaise (RDF), selon Kinshasa, ce qui a causé plusieurs morts et blessés parmi la population civile.
Selon des sources locales, la première attaque a eu lieu le 5 novembre vers 23 heures à Katsiru, une localité située à environ neuf kilomètres de Mweso-centre, dans le groupement Bukombo, chefferie de Bwito, territoire de Rutshuru. « Les miliciens Nyatura Wazalendu CMC/FDP ont mené une incursion contre des positions tenues par les RDF/M23 », explique un habitant joint par téléphone. Le bilan provisoire fait état de cinq morts, dont une femme, et de cinq blessés graves, parmi lesquels deux enfants. « Les blessés ont d’abord été admis à la structure sanitaire de Katsiru avant d’être transférés vers l’hôpital de Mweso », a précisé un agent de santé sous anonymat.
Quelques heures plus tard, vers 5 h du matin, une nouvelle attaque s’est produite à Kivuye, dans le village de Nyange-Bibwe, groupement Bashali-Mukoto, territoire de Masisi. Des affrontements y ont opposé les Nyatura Wazalendu/ACNDH aux combattants RDF/M23. « Les miliciens Wazalendu ont réussi à repousser les M23 après plusieurs heures d’échanges d’armes lourdes et légères », a déclaré un membre de la société civile locale. Le bilan provisoire fait état de cinq morts, trois hommes et deux femmes, et de huit blessés, dont un enfant de huit ans, évacués vers l’Hôpital général de référence de Mweso et vers le centre de santé de Bweru.
A Kivuye toujours, le corps sans vie d’un homme âgé de 31 ans a été retrouvé dans les décombres, tandis que cinq autres blessés ont été identifiés. « La situation reste tendue et la triangulation se poursuit pour confirmer les pertes totales », indique une source sécuritaire présente sur place.
Ces nouvelles attaques surviennent dans un contexte sécuritaire déjà très dégradé dans le Nord-Kivu, où les combats entre les forces congolaises, les groupes d’autodéfense et les rebelles du M23 continuent de provoquer des déplacements massifs de civils.
La rédaction