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Beni: Abandonnées, les veuves des militaires dans la rue

Beni: Abandonnées, les veuves des militaires dans la rue

Les veuves des militaires et des orphelins ont improvisé une manifestation ce lundi 14 Juillet 2025 en ville de Beni, chef-lieu provisoire de la province du Nord-Kivu, après l’occupation de ville de Goma par l’AFC-M23. La manifestation de colère a pris pour cible le boulevard Nyamwisi et le Rond-point du 30 juin, deux coins chauds connus de la ville.

Ces dépendants des militaires ont, à travers cette manifestation, exprimé leur ras-le-bol, face aux conditions qu’ils traversent dans cette zone en guerre. Ils disent déplorer le délaissement des autorités, qui, selon eux, bloquent depuis 7 mois les salaires de leurs époux tombés pour la plupart sur les lignes de fronts contre les rebelles du M23.

« Depuis 7 mois aujourd’hui, nous ne percevons toujours pas les salaires de nos maris tombés sur le champ d’honneur. On nous dit toujours que l’argent est bloqué à l’inspection générale des FARDC à Kinshasa. Nous souffrons vraiment», dénoncent ces femmes.

La plupart d’entre elles, passent nuit à la belle étoile, dans un abandon total de l’État. Pour vivre, ces femmes utilisent leurs enfants dans la mendicité en ville. « Pour manger, nos enfants doivent quémander », relate une femme veuve, qui dit avoir enregistré plusieurs morts parmi elles, à la suite de la famine. « Certaines femmes meurent de faim. Ça n’honore pas notre pays pour lequel, nos maris ont sacrifié leur vie », déplore-t-elle.

Cette situation est condamnée par plusieurs observateurs qui appellent l’État congolais à bien jouer son rôle. « C’est déshonorant. Ces femmes sont abandonnées à leur triste sort au vue et au su des autorités compétentes qui observent impuissant ce phénomène. Les autorités doivent agir c’est pour l’image de notre pays, car cette situation risque de jouer au moral des troupes », recommande un observateur.

Pour calmer la tension, la présence des éléments FARDC a été renforcée aux abords de la route pour tenter de maintenir l’ordre public.

Azarias Mokonzi

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